SUPER MEAT BOY

jeu de plates-formes hardcore, diabolique mais génial, qui redéfini le mot difficulté dans un jeu. difficulté clairement identifiable et surmontable, mais exigeant au fur et à mesure une précision de plus en plus affolante, mais bien aidé par une maniabilité subtile derrière son apparente simplicité. étant depuis toujours très rapide à laisser tomber dès que je meurs plusieurs fois de suite dans un jeu, il m’est ainsi souvent arrivé de recommencer plus de 50 fois un niveau. car lorsque on décède on retourne immédiatement au début du niveau, sans aucun temps mort. et alors que la “croix” directionnelle de la xbox, vraiment pas agréable, ne fait pas honneur à la précision exemplaire du gameplay. sang froid et persévérance seront donc de rigueur. mais surtout comme dirait le très canin Parappa : “I GOTTA BELIEVE !!”. il faut y croire pour réussir devant certains des 300 tableaux composant le jeu qui semblent absurdes de complexité.
SMB est aussi gavé de référence à des vieux classiques et consoles (notamment dans les animation d’intro des mondes et warpzones réalisé “à la manière de”), mais aussi à d’autre jeux de la scène indépendante du jeu vidéo (via des personnages jouables à débloquer dans des warpzones spécialement conçues pour leurs capacités), ou encore à la “culture internet” (en glissant par exemple la musique du fameux dramatic look). quand au visuel, bien qu’épuré, c’est un style à part entière qui a beaucoup de charme. alors que de leur côté les musiques retiennent carrément l’attention. la durée de vie est potentiellement assez dingue, puisque en plus du nombre délirant de niveaux, le côté “contre la montre” est aussi mis en avant dans la progression, ainsi que la collecte de bandages planqués dans les niveaux, et qui permettront de débloquer de nouveau personnages.
bref on enragera, on rigolera, on exultera, baissera parfois les bras, mais ce qui impressionne le plus c’est la marge de progression incroyable au fil des niveaux. à force de réessayer des passages qui semblent impossibles, ceux ci deviennent quasiment des automatismes une fois passé, et que l’on bute sur la difficulté suivante. multiplié par le nombre de nouveaux obstacle de plus en plus retors qui débarquent au fil des mondes, ce qui semblait compliqué lors des premières heures devient une promenade de santé (toujours source de défis, pour celui qui veut battre les meilleurs temps). en définitive, un jeu gratifiant. les quelques types derrière cette merveille peuvent êtres fiers, car c’est une valeur qui se perd dans le jeu vidéo.
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si vous voulez comparer vos temps avec les miens, me défier, my gamertag is lil MUX