mon premier thé à la menthe (le maroc dans ta bouche)
ma mère ramena d’un de ses voyages une habitude à laquelle je me suis attaché : le thé à la menthe. ma conceptrice étant désormais installée depuis un moment sous le soleil des tropiques, me laissant le matériel théïfique, je me suis enfin décidé à me lancer, et réaliser mon premier thé à la menthe. et puisque je suis trop super sympa, je partage avec vous ma recette, mix de diverses recettes glanées sur le net et de souvenirs de ce que faisait ma maman. ah oui j’oubliais, rassurez-vous, ce fut une réussite totale ;)
LE MATOS
- une théière en metal d’une capacité d’un litre environ pour une dizaine de verres. la mienne à une poignée en plastique (comme celle sur la photo), c’est mieux pour éviter de se bruler… si elle est joliement décorée c’est encore mieux ;)
- des petits verres hauts, là aussi si c’est décoré c’est plus sympa. à ça vous pouvez les accompagner de petites coupelles.
- un plateau étanche assez large pour ne pas pourrir votre table ou pire, votre nappe, en servant (surtout si vous n’avez pas encore trop le coup de main)
LES INGREDIENTS
- du thé de type gunpowder, trouvable dans divers récipients, celui que j’ai était dans une boite cubique d’après mes souvenirs. j’en ai mis 3 bonnes cuillères à café.
- de la menthe (OMG !! quelle révélation je viens de faire), de quoi remplir la théière sans tasser, soit trois tiges d’une trentaine de centimètres pour moi (avec les feuilles dessus, hein !)
- du sucre en poudre, 8 ou 9 cuillères à café ras la gueule dans mon cas.
- de l’eau…
LA PREPARATION
- dans une casserole de taille moyenne, j’ai fait bouillir l’eau
- j’ai mis mes 3 cuillères de thé dans la théière
- une fois l’eau devenue bouillante, j’en ai mis 4 ou 5 cuillères à soupe avec le thé, puis remué tranquilement 1 petite minute, avant de virer cette eau devenu verte : ça permet de “nettoyer” le thé (et éviter quil arrache trop la gueule)
- le thé “nettoyé” au fond de la théière, j’ai rajouté mes branches de menthe (en les pliant, forcément) puis le sucre
- j’ai rempli la théière avec le reste d’eau précédement bouillie, de sorte qu’il y en ai jusqu’à 2 cm du haut environ
- là on pose la théière sur un feu moyen et on attend que le tout se mette à bouillir (5 min environ pour moi)
- on verse le thé dans les verres, en levant la théière le plus haut possible (pour que ça mousse, voir plus bas), puis on vide les verres dans la théière. il faut répéter cet opération plusieurs fois dans l’idéal
LE SERVICE
- une fois la dernière étape effectuée, vous pouvez servir pour de bon. pour savoir si c’est OK, il faut que la mousse soit assez fine et d’une certaine épaisseur, le but étant qu’elle reste même si vous ne touchez pas à votre verre pendant un paquet de minutes (par exemple le temps qu’il refroidisse un minimum, le thé étant vraiment très chaud, vous tenez à l’intégrité de votre langue je suppose). mon astuce pour ne pas en foutre partout en voulant frimer en levant la théière jusqu’au plafond : commencez le bec de la théière à quelques centimètres du verre et levez progressivement, le but étant de garder un flot continu sans être trop puissant, puis une fois au 2/3 du verre, rebaissez la théière de la même façon. au final c’est une affaire de feeling, donc pratiquez, ça viendra. si vous la levez au moins jusqu’à une quarantaine de centimètres, vous êtes plutôt beau ou belle gosse.
- pour accompagner ça n’ayant plus de gateaux (à part ces putain de spéculoos que je peux plus avaler), quelques carrés de chocolat noir à laisser fondre dans la bouche et des groseilles du jardin (pas le mien, j’en ai pas, mdr) furent de toutafé délicieux interludes entre deux gorgées de ce thé miraculeux…
pour finir, gardez à l’esprit que le “cérémonial” est tout aussi important que le nectar obtenu. prenez votre temps, et kiffez entre gens de bonne compagnie si possible (ou seul avec votre chien et une bonne musique en fond si vous êtes comme moi aujourd’hui et que vous vous entraînez).