décembre 15th, 2011

mon petit tour de l’expo Game Story

ayant entendu beaucoup de bien de cette exposition au Grand Palais à Paris et le concept me parlant, là ou aucune autre manifestation vidéoludique n’avait eu les égards de mon auguste personne, j’ai donc eu envie de lever mon boule aux aurores (midi et demi), et d’y aller avec mon pote O., ça change de nos après-midi oisifs dominicaux à mater question pour un super champion. bref Lundi 5 dernier, un petit coup de RER A, et de metro ras la gueule (ces quoi tous ces gens qui bossent pas, nan mais ?!), et nous y voilà.

le grand palais, c’est grave chicos: plafond plus haut que mon immeuble, escaliers en matières nobles (ok, j’aurais pas craché sur un tapis rouge. j’aurais dû penser à les prévenir de mon arrivée, ce fut mon erreur). une fois à l’entrée du parcours, “petit” magasin goodies et bouquins de JV. avec notamment la quasi totalité du catalogue pix’n love, ou encore tous les pavés sortis ces derniers temps (comme celui d’erwan cario, qui participait d’ailleurs à une conférence en marge de l’expo le soir même, avec notamment david cage… trop tard, tant pis). bref l’expo s’étends sur un aile du gran palacio, ce qui n’est pas bien long à parcourir à pied ; on peut effectivement en faire le tour en 45 secondes sans s’arrêter quoi. mais bon à 8€ ça ferait cher la seconde. et puis ce serait passer à côté de tout l’intérêt du bazar: l’interactivité. on peut effectivement jouer à tout ce qui est présenté, librement. c’est pour cela qu’on y est resté quatre heures, et non pas pour coller avec le nom de ce blog (© O. 2001 d’ailleurs, je n’ai rien inventé).

le parcours est dans un ordre quasiment chronologique, avec pour chaque machine un jeu parfois incontournable, parfois une curiosité, accompagné d’une description très pédagogique, qu’on retrouve aussi pour certains mots de vocabulaire propre au jeu vidéo ou sur les périodes marquantes. de plus, bonne idée, une mise en perspective du jeu en question avec son époque ou son thème, via des affiches, livre, magazines, video, objets et autres jeux en rapport. ce qu’on voit bien dans le reportage très sympa de gameblog par exemple, ou celui de gamekult.

bref attaquons la visite en elle même avec les points le plus marquants de notre promenade. on a commencé direct à la dure, par un Pong sur “table basse”, bien stylé, même si assez balaise tellement c’est sensible et précis. on enchaîne avec un petit Pitfall je que je connaissais bien sans jamais y avoir joué. je m’imaginais ça rigide à manier mais en fait pas du tout. juste à côté O. a retrouvé un de ses jeux d’enfance dont j’ai instantanément oublié le nom. le pitch: deux pistoleros face à face cherchent à se donner le coup mortel. je me suis fait déchirer. SUIVANT ! Space Invaders ! belle borne, qui ma tout de suite mis en mode PGM, à vouloir taper le hi-score à 2000 et quelques points. j’ai péri à 600. daaaamn… ensuite, petit coup de Pac-Man sur borne, celle tant vantée par ma mère qui arrive pas à jouer au clavier (je lui ai installé sous MAME, quel fils génial), et franchement ce fut la misèèère. le stick c’est vraiment pas du sanwa ou du seimitsu, ahah. bref trop de mal à changer les directions, j’ai quand même fini le tableau de la meuf passée juste avant, mais je suis mort en poules direct derrière. je préfère encore le clavier. koi, kesta !?

lâchons un peu ces superbe vieillieries pour se diriger vers un bon petit Megaman des familles. premier choc, c’est lent, c’est en 50hz. tous les jeux consoles sont en 50hz. ça donne plus le temps de réfléchir on dira. bref j’ai pas pu m’empêcher de finir le niveau de cutman. du coup, j’y ai pensé après, mais les gens passant derrière moi dans la journée ont pas pu le refaire. j’espère qu’ils débranchent les consoles la nuit, laul. notons aussi la présence d’un petit Castlevania sur NES où j’ai monté quelques marches et donné quelques coups de fouet sur des bougies, classique (d’ailleurs un jeune bambin de moins de 12 ans, probablement alcoolisé, en voyant le jeu s’est écrié: “OH !! PRINCE OF PERSIA !!”), pendant ce temps là j’essayais de jouer à Alex Kidd in Miracle World sur master system, j’essayais.

activons la narration de la visite, avec un petit passage sur Vroom, un jeu de F1 simu, avec un sytème de contrôle tout à la souris. bref c’est tout à fait bizarre quand on essaye pour la première fois, heureusement un honnête vieil homme sorti de nulle part est venu m’expliquer les commandes, puis a disparu aussitôt (je déconne même pas. sérieux.). it’s dangerous to go alone. à côté, trônait une borne d’OutRun avec vibrations. et c’est pas les vibrations en mode “petite tarlouze” de ta manette PS360. nan, là je te parle du meuble entier qui se met en mode tremblement de terre dès que tu mets une roue dans l’herbe. flippant. à part ça le jeu dépote toujours. on évoquera aussi la présence de The Legend of Zelda: a Link to the Past sur SNES où j’ai sorti Link du palais d’hyrule, les pauvres gens se perdaient tous dans la cellule de la princesse (avec le chevalier qui fait tourner les serviettes), alors qu’ils avaient rien à foutre ici à ce stade du jeu (le 3ème médaillon à chopper). on est un héros à son échelle. non loin de là, une neo geo avec Metal Slug, t’expliquait que toutes les tendances du jeu vidéo de ces 20 dernière années viennent de là. les années nazies, metal slug l’avait fait. les années E.T. metal slug l’avait fait. les années zombies, metal slug l’avait fait aussi.

même si je voulais quand même pas trop m’attarder sur les jeux auxquels je joue encore, dans le placard ou dans la to do list, j’ai pas pu m’empêcher de faire quelques niveaux sur Sonic the Hedgehog, malgré le 50hz. pareil avec Super Mario Kart ce jeu de légende, mais là j’ai enfin pu y rejouer avec un humain en mode battle. à l’époque, souvent tout seul, je zonais dessus contre un player two inerte à parfaire mes techniques. c’est dur d’être fils unique [pleurez]. heureusement y’avait le time trial aussi. bref après toujours avec O. on a fait une course sur la ghost valley 1, où j’ai forcément gagné (pourquoi être modeste quand on est le meilleur ?), malgré la pire manette de toute l’expo avec les boutons L & R passés probalement sous un défilé de chars leclerc. je suis meilleur chez moi au clavier, c’est dire. à noter un vol de plume juste avant le grand saut pour le raccourci vers la ligne d’arrivée, du coup j’ai fini dans le ravin. et il a même pas fait exprès, ce scandale…

on arrive déjà au virage de l’expo (qui forme un U). un virage qui marque l’arrivée totale de la 3D (magnifique analogie). au programme, du Super Mario 64 bien sûr, mais bon vous le savez, je l’ai recommencé y’a quelques semaines en jap (histoire de rien piger aux objectifs, ahah!), donc je m’y suis pas attardé. puis malheureusement les joysticks N64 ont beau être d’une précision redoutable, ils passent vraiment mal l’épreuve du temps (avec formation de la fameuse “poudre” à la base du stick…). à côté, une dreamcast avec Sonic Adventure, j’avais bien envie d’y retoucher, mais on commandait knuckles, paumé dans cette putain de ville labyrinthique. j’ai donc pas cherché à retrouver de mémoire morte le 2ème niveau (mon préféré, celui avec la tornade) et sonic. encore à côté, le truc un peu classe: une borne Crazy Taxi. j’étais une brute sur la version dreamcast, mais là avec un volant et cie, j’ai franchement fait pitié. mais bon, rien que pour la balade et les musiques, ce fut superbe.

vu que la pièce maîtresse, SoulCalibur, était squatté tout le temps, je me suis mis juste à côté sur Tekken 3 PSone, histoire de guetter la moindre ouverture de garde devant la manette. bref, LE tekken. un petit coup de Law, un petit coup de Julia. je me suis fait casser en deux par O. avec son brian furet, comme à l’époque. c’est la faute à la manette. même avec hwoarang. mais arrête avec tes persos cheatés, pfff. puis c’était sur PS2 en 50hz. et… bon bref, une fois les jeunes sacs ayant terminé de faire du button mash sur Soulca, je saute sur une manette (mais genre l’oeil du tigre, mec) grillant la politesse à un jeune couple dynamique qui s’approchait à pas feutrés. la fille s’enfuit, le mec tente une partie contre moi. pas de bol pour lui, le noob avant moi avait pris siegfried et quitté le ring avant la fin du combat. bref j’ai sabré le pauvre gars à coup de “avant + B”, “arrière + A” et de “3 x B” (quel perso de merde) qui se coltinait le pourtant démesurément puissant kilik. bref le type se barre, dégoûté, O. rapplique, et ainsi je peux enfin prendre mon kilik, ahahahah (pitiééé dans soulca5, pitiééé bouhouhooouuu… namco, enfoirés). là je me rappelle plus vraiment du résultat, étrangement. ah… si… peut-être, j’ai dû me faire briser la gueule par un “noobmare” et par un mitsurugi god tier. j’ai aussi éventuellement pété le cul d’un maxi de la honte. m’enfin, la reprise de contact avec old kilik restera le souvenir principal. à quand une promo -50% sur le live microsoft? (enfoirés)

on passe à la suite, avec Doom sur PC, le temps de récuperer un bon vieux fusil à pompe et exploser du streum. le shotgun de doom c’est vraiment quelque chose… PAW!! non loin de là, une borne de démonstration N64 avec l’éternel GoldenEye 64, le genre de matos qu’on trouvait à toys’r us. et forcément avec les manettes bloquées à 80cm du sol, obligé de jouer à genoux, ahah. bref petite partie à deux dans le mythique temple. en bonne pupute j’exécute O. le néophyte 64 (genre j’ai dû lui expliquer comment on tiens la manette quoi :P) avant qu’il sache quoi faire. “attends, je te bute puis je t’explique :D”. on enchaîne avec encore un grand classique, Final Fantasy 7. je voulais monter le son de la télé pour écouter la zik des combats, mais pas moyen. comme si je les écoutais déjà pas assez chez moi comme ça… en face je crois, un Virtua Cop sur saturn, avec flingue en plastique. et la petite larme, parce que ça manque pas mal mine de rien ce genre de jeux de nos jours. ahhh time crisis, ahhh the house of the dead 2. RELOAD.

on continue avec un bon petit PES 2 (équivalent de Winning Eleven 6) contre O. et comme d’hab je perds malgré ma domination reloue <:o), et malgré la peluche footix de toute beauté en vitrine, j’ai la même à la maison (achetée sur une aire d’autoroute en revenant d’espagne. oui osef). là, un grand moment de la visite, l’arrivée devant GTA III sur PS2. parce que ma console le reconnaît plus et ça fait des années que j’ai pas pu y jouer. bref, des sensations merveilleuses retrouvées, une conduite fluide à fond les ballons dans une ville que je connais toujours par coeur, pfuuu, et ce même si on était restreint à la première île. à la fin, j’ai même été chercher une Banshee pour le type qui suivait. je suis trop super sympa. j’ai aussi tenté de jouer à StarCraft 2, mais j’étais vraiment pas dans une mood RTS, j’ai lâché après 3 clics.

on s’approche déjà de la fin, avec un New Super Mario Bros Wii, jeu que je désire ardemment posséder, donc je me suis pas trop attardé dessus, comme je dirais: “me spoiiiile paaaaas!!”. en face, une 360 Kinectée avec Child of Eden, jeu que je compte prendre aussi, mais pas y jouer avec la caméra anxiogène de microsoft. du coup je prend la partie en cours, et là je PIGE RIEN. je rage quit, et après plein de menus gonflant à valider “à la main”, je relance une partie. juste quand ça commence, O. me signale l’approche de gens, des gens qui parlent pas français et qui tournent un reportage sur l’expo. dans un réflexe désespéré, j’effectue un barrel roll salvateur, et évite de me faire filmer en pleine ridiculisation casual. ouf, sauvé. tout ça pour ensuite faire le badeau relou toujours dans le champs de la caméra, ahah. dernière attraction majeure, à côté d’un Wii sports golf squatté par des fifilles, une borne Dance Dance Revolution. j’avais jamais joué à DDR, moi le roi de la dance. mes premiers pas furent calamiteux, mais sur ma deuxième partie, seul, et sur un beat plus nerveaux, j’ai trouvé le rythme pour faire une démonstration pas trop dégueulasse. j’ai aussi joué avec un vigile en mode difficile, qui déchirait pas mal, il a du grave squatter la borne depuis le début de l’expo… donc, désormais, sachez-le, j’aime DDR, et c’est plus facile en difficile…

et voilà déjà la note de fin, le dernier jeu avant la sortie, qui est… un jeu de baston Naruto. pourquoi Naruto ? pourquoi à cet endroit ? je ne le sais guère. mais j’ai envie de dire qu’on s’en fout. ça doit faire plaisir à tous les narutards de france et de navarre.

en conclusion, vous l’aurez compris, pour un mec branché émulation comme moi qui arrive devant un jeu de 92 et qui dit “je l’ai fini je me suis arrêté au dernier boss le mois dernier”, on y découvrira pas vraiment grand chose, encore moins dans la deuxième partie, mais il y a toujours un réel plaisir de jouer sur la machine d’origine, même si c’est en 50hz (vous ai-je déjà dis à quel point sonic 1 en 50hz est horrible? bon…). sachant que de toute façon on est pas là pour entrer à fond dans le jeu et l’essorer à 100%, c’est surtout les sensations furtives d’antan qui revienne. puis le matériel est dans l’ensemble dans un état très satisfaisant surtout au regard du nombre de mains qui se posent sur chaque manette, point qui pourrait ruiner l’expérience. bref à part un stick N64 qui a pris super cher, ou une manette SNES qui a fait la guerre de 100 ans, rien de bien méchant ce jour là en tout cas, tout en sachant qu’il font tourner les effectifs en cas de coup dur (pour en savoir plus sur les coulisses croustimoelleuses de Game Story, je vous conseille d’ailleurs le podcast gameblog sur l’association MO5.COM, qui à mis en place cette expo).

bref, c’est vraiment une expo bien foutue, qui s’adresse à tout le monde. du novice au gamer, y’a quelque chose pour chacun, et largement de quoi faire. je pensais vraiment pas y rester aussi longtemps. 16€ pour cette très agréable après midi de nostalgie utile (dont 8€ de RER, on se fout de qui franchement, hein ?! pschhh…), moi je dis OUI. espérons revoir d’autres événements dans cet esprit, et de cette envergure à l’avenir (à quand le musée ? genre truc de fou ?), vu que ça se finit deja en janvier. après tout, la formule est bonne, on peut la décliner à l’envie avec d’autres jeux.

définitivement, ce fut un beau retour en enfance, avec cette euphorie naturelle que t’avais une fois entré dans un magasin de jouets.

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