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The Legend of Zelda : Skyward Sword

si j’ai une tendance naturelle à être patient point de vue sortie de jeu, craquant rarement avant de trouver un “juste prix”, il y a tout de même une exception à la règle, les épisodes majeurs de la série Zelda. bref depuis fin 2006 et le merveilleux Twilight Princess sur GameCube, je n’avait pas acheté de jeu en day one. pour le peu que j’y avais touché, j’avais plutôt détesté TP à la wiimote, le jeu n’était pas fait pour, et les gimmicks ne valaient rien face au plaisir et au gameplay bien rodé d’une manette gamecube. pourtant quand j’ai appris que ce Zelda allait mettre paquet sur la détection de mouvements, je suis resté étonnamment serein, même après les premières impressions pas top que j’ai pu lire… avant un blackout de 6 mois d’infos que je me suis imposé, l’envie naturelle de découvrir un jeu “comme avant”. bref j’étais vraiment à fond quand je l’ai reçu, et je n’ai pas du tout été déçu. car après plus de 60 heures de jeu, enfin même très rapidement dans ma partie, j’ai vraiment trouvé que Skyward Sword est enfin l’aboutissement du motion gaming dans un grand jeu. bien dommage que ce soit à la fin de vie de la machine et non 5 ans plus tôt.
pour cela, ce Zelda a vraiment été concu autour d’objets se prêtant bien à la détection de mouvements. et surtout la plupart des objets servent régulièrement tout au long du jeu, minimisant le syndrome parfois présent dans la série de “1 objet = 1 donjon”. c’est d’ailleurs la formule zelda tout entière qui est aussi subtilement chamboulée, avec du challenge présent hors donjon, en plus des habituelles quêtes annexes. alors du coup on perd peut-être un peu en terme d’architecture des temples qui sont plus court et plats que d’habitude, mais apres Twilight Princess, on dépassait un certain seuil d’hardcorité mentale, et il etait je pense nécessaire de ne pas se couper d’un public moins balaise aussi, sachant que SS reste un opus plus exigeant que les opus gamecube. particulièrement au début, où l’on a tant de choses à assimiler en rapport à la jouabilité, qui n’est pas aussi riche que celle de TP avec son Link et sa palette de mouvements complètement craqué par rapport au bestiaire rencontré. le motion gaming etait donc l’occasion idéale de recentrer la difficulté ailleurs. l’attrait de la détection se retrouve donc non seulement par de nouveaux objets biens trouvé, mais surtout par un renouvellement de l’utilisation d’armes devenue routinière depuis Ocarina of Time. évidemment, le combat à l’épée se retrouve chamboulé avec sa détection du sens et de l’inclinaison de la wiimote, demandant souvent de trancher dans le bon sens, mais aussi les bombes qui retrouvent une nouvelle jeunesse via le lancer en mode “bowling”, ou encore le bouclier, qui est peut-être même encore plus central dans les combats que l’épée, puisque il permet de faire des “parry” à la 3.3 (lol, on ne se refait pas) et que mis à part l’ultime bouclier, le magnifique bouclier Hylien, tous les autres possèdent une barre de vie. on peut heureusement les améliorer, ce qui introduit aussi un côté plus RPG que d’habitude dans la gestion des objets, puisque on aura au final largement plus d’objets que de slots dans son inventaire, et donc il faudra faire des choix selon les passages du jeu, plus potions, plus “récolte”, plus arsenal.
et plus que jamais dans Skyward Sword on a vraiment l’impression d’être Link, celui-ci étant vraiment très réussi. d’une part parce que nos mouvements sont fidèlement reproduit par Link, donnant plus la sensation de vivre ce qu’il y a à l’écran (cela dépend aussi de votre manière de jouer, perso je suis plus en mode “poignet vif et musclé” que “gesticulation de pub télé”, j’y reviendrai), mais aussi parce qu’on a de temps à autre le choix de réponse lors des conversations (qui heureusement restent en mode “muet” à quelques rare exclamations près comme d’habitude. dommage qu’on ne puisse qu’accélérer les texte d’ailleurs tant il y en a). des choix n’ayant rien de bien décisif, mais on peut ainsi être plutôt s’approprier l’attitude de son Link, en étant soit du genre héros un peu cynique face à des PNJ toujours délicieusement con-cons, ou l’honnête chevalier habituel. enfin, si dans la première partie de la quête on a vraiment l’impression d’être un pauvre gars tombé du lit baloté ici et là avec toujours un train de retard, c’est pour mieux sentir le passage au statut de véritable prémier héros de la légende, qui met tout de monde d’accord. c’est aussi cette montée en puissance du scénario ça qui rend ce zelda pour moi tout aussi génial que ses “cinq prédecesseurs” (ALttP, OoT, MM, WW, TP).
surtout que visuellement, on en prend comme toujours plein les mirettes, artistiquement tout du moins. techniquement c’est du très bon GC / wii, ce qui personnellement arrive toujours à m’impressionner en tant que gamer perdu dans entre les époques (mais pas bloqué dans le passé, un jour je voudrai aussi mon zelda HD, ahah), c’est donc sur TV SD que le jeu rendra le mieux (au passage le cable RGB officiel améliore vraiment la qualité de l’image), même si malheureusement quand on à un écran 4/3 le jeu est bloqué en mode 16/9 donc avec de bonnes grosses bandes noires. le rendu “aquarellé” hyper coloré mélangé au design “grand link” de TP pour plus de continuité est une très bonne idée, suivant l’exemple de de Wind Waker et son impression de rendu “intemporel” encore aujourd’hui, ainsi SS même totalement dépassé techniquement à sa sortie reste magnifique, en jouant sur une approche “flou artistique”. plus respectablement appelé “impressionnisme”…
je redoutais par contre le passage des musiques en “full orchestral”, en vieux fan des composition plus “arides” à l’ancienne, mais il est tout à fait réussi. la plupart du temps et à la longue on se rendrait à peine compte que ce n’est pas du gros MIDI qui tâche sur les thèmes habituels, mais sur les passages épique cela apporte finalement de bonnes choses, les compositions étant de plus superbes. cependant à titre complètement personnel, à l’instar de son style visuel très lumineux, il manque de thèmes étranges et inquiétant, marque de fabrique de la série depuis A Link to the Past. surtout que TP regorgeait de morceaux complètement bizarres. ici mis à part quelques rares thèmes de donjons (comme toujours, les meilleurs musiques de la série :P), on reste la plupart du temps dans de jolies et sages mélodies.
à part ça, son statut de premier jeu chronologiquement dans la série offre l’occasion d’avoir une faune très renouvelée, avec notamment une civilisation robotique disparue, comme pour accentuer que l’ère présente du jeu était vraiment un retour du monde à l’état de nature. bref, plein d’espèces iconiques des Zelda post-OoT ne sont pas là, et le design “d’hyrule” fait moins “monde ouvert” que par le passé, ce qui est lié aussi à la progression différente dans le jeu et tout le pan “énigme hors donjon”. cependant il y a bien une partie “monde ouvert” où l’on se balade d’”îles” en “îles” à dos d’oiseau, mais cela reste beaucoup plus concentré et épuré que dans Wind Waker, avec un maniement de l’oiseau assez simple. heureusement car on aura tout de même beaucoup d’aller retour à faire du coup.
bien, je pense avoir fait le tour, alors que dire à part que j’ai été vraiment conquis par ce Zelda ? tout le monde ne l’appréciera pas cependant, car c’est un épisode plus radical dans ses choix, et beaucoup moins fan service que le précédent. l’adaptation à la maniabilité semble être aussi une affaire de personne et de persévérance. aussi ai-je peut-être la chance d’être un mutant “wiiifié” à la wiimote+, la reconnaissance de mouvement étant devenue quelque chose de très naturel pour moi : j’ai quasiment tout fait tranquilement affalé, en bougeant (énergiquement) les poignets, posés sur un bon coussin, rarement plus. est-ce moins évident avec le wii motion+ rendant la wiimote plus longue? en à peine quelques heures, j’ai réussi à jouer aussi naturellement qu’avec une manette, switchant d’objet robotiquement, visant en deux centièmes de seconde, recentrant le pointeur machinalement. il m’est rarement arrivé de péter un cable sur la détéction qui effectivement décroche parfois, quasi exclusivement en visée dans des moments tendus contre des boss, où l’on a tendance à aller vraiment trop vite sous la panique.
voilà. un motion gaming arrivé à maturité, dans un vrai grand jeu, avec un contenu d’enfer, une réalisation irréprochable, et un renouvellement palpable sans bousculer le style de la série, Skyward Sword montre encore que 25 ans plus tard, la saga Zelda défriche toujours le terrain du jeu vidéo.
The Korea - Колесницы Богов (Chariots of the Gods)

du bon technical metal made in russia bien groovy, et en plus gratuit !
Enter Shikari - A Flash Flood of Colour (deluxe edition)

le groupy de la première heure de take to the skies a encore été dérouté, avec toujours un concept de mélanger musique électronique, post-hardcore, rock et metal toujours là, mais dans une formule sensiblement différente, seulment la qualité est toujours tellement présente pour ce 3ème album… surtout dans sa version DX avec le monstrueux Destabilise en bonus.





